Vincent Tordjman

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Éloge de la faiblesse

2006 | Théâtre Vidy-Lausanne (Lausanne)


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Éloge de la faiblesse : d’après Alexandre Jollien
Adaptation : Charles Tordjman
Mise en scène : Charles Tordjman
Scénographie : Vincent Tordjman
Costumes : Sarah Wan
Lumières : Christian Pinaud
Son : Vicnet
Interprétation : Robert Bouvier, Yves Jenny, Julien Mages
Assistanat à la mise en scène : François Rodinson
Maquillages : Cécile Kretschmar
Collaboration artistique : Caroline Marcadé
Production : Compagnie du Passage (Neuchâtel)

Dans le texte d’Alexandre Jollien, il n’y a vraisemblablement aucun espace à représenter de manière trop indicative, il faut plutôt créer le contexte favorable à l’écoute et à l’éclosion d’images mentales. En particulier il nous a semblé que la question de la représentation du handicap doit être évacuée au profit d’un travail plutôt abstrait sur la juste proportion de l’espace et les justes possibilités offertes à la lumière qui, entre autres moyens scéniques, et venant en appui du jeu, permettront d’évoquer la difficulté du travail de réminiscence du narrateur. Notre finalité n’est pas tant de produire des images, que des rapports de résonance entre le texte et l’espace construit.

Les didascalies nous indiquent un “petit dortoir faiblement éclairé”, où la lumière pénètre avec difficulté, d’où le narrateur cherche une vérité, dans un dialogue avec Socrate qui revêt la texture d’un rêve. On peut penser à la caverne du mythe platonicien : Sur les parois indécises, mur, plafond et sol, l’homme enfermé ne perçoit des choses du monde du dehors que des ombres projetées et des voix distantes, et jamais les choses en elles-mêmes. Pourquoi ne pas tenter de donner une existence de théâtre à ce décor mythologique ? Il ne s’agit évidemment pas de reconstitution géologique figurative mais de mettre à notre service les matériaux, la lumière et l’espace pour réaliser un espace physiquement fermé mais qui puisse ouvrir à l’écoute et à la pensée.

Le lieu évoque éventuellement le plafond lisse d’une petite chambre d’hôpital, ou le fantasme d’une architecture organique normalisée, à moins que ce ne soient les parois du théâtre qui, ployées sur elles-mêmes et renflées comme une peau, offrent à la voix et au corps de l’acteur en recherche, un sombre abri concave fendu de la lumière du dehors, ou ébloui par l’intrusion de visions soudaines.

“Sur scène, au fond, derrière une ouverture striée, on devine le corps d’un homme en déséquilibre assis sur une chaise tournante ; à moins que cela ne soit un lit roulant comme on en voit dans les hôpitaux. L’homme dit s’appeler Alexandre. […] il est enveloppé dans une toge et pose des questions, c’est son truc.” […]
Libération

 

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